Sur les routes

26 avril 2012

Formentera

Bon finalement, ca y est, il fait trop chaud, je reste donc un peu au frais dans le village de Sant Ferran (?).

Eivissa (Ibiza), même hors saison, c'est déjà too much. J'ai passé 2 muits chez mes squatteurs de Sant Antoni (2 péruviens et 2 catalans) c'était bien intéressant leurs points de vues sur l'île, de connaître les chemins qui les ont menés là, etc. Leur maison, presque au milieu des champs accueille le monde entier. Le soir, un rdv immanquable (les gens que j'ai rencontré en me baladant dans la journée m'y ont tous conviée) : le coucher du soleil. Bon, il faut reconnaitre que les lumières sont assez spectaculaires. Et, traditionnellement, toutes les personnes assemblées sur le rivage applaudissent la performance, une fois qu'il vient de disparaitre derrière l'horizon.
Les soirées commencent mi-mai, on sent une attente impatiente. Les barmen perfectionnement leur jonglage sur les plages. Les restau, cafés, bars, hotels, etc, etc font leur grand nettoyage de printemps. On croise des dizaines de postulants, CV sous le bras, qui cherchent une place pour la saison. Il y a plus d'anglophones et d'italophones que d'hispanophones. Pour le moment, la moyenne d'âge des touristes est assez élevée. A côté de cette usine à plaisir, de fêtes, il y a une vie normale : des cultivateurs, des lycéens. Je me demande ce qu'ils deviennent, une fois noyés dans le flot de visiteurs de l'été.

Depuis hier, je suis sur Formentera, pas deserte à proprement parler (!), mais il y a des petits sentiers tranquilles.
Une bande de sable en guise de peninsule : les vagues et le vent arrivent de tout côtés.
Un plateau de paturages, murets de pierre, maisonnettes chaulées, pins courbés.
Des villages bien propres et bien rangés (on est sur une annexe des fêtes ibicencas..).
Shiva et Buddha parsemés devant les maisons, panneaux solaires sur les niches des chiens.
Des "plages", des "criques" parce qu'il faut bien les appeler ainsi, pour faire court... mais qui sont autre chose pourtant.
Et la route. Celle qui t'emmène vers le ciel et redescend vers le phare.
Sur cette falaise, il faut chercher un trou, descendre une échelle de bois aux escalons plus que polis, entrer dans une grotte silencieuse. (En fait, à ce moment-là, j'étais seule, depuis le dernier croisement, à plus de 3-4 km, et j'étais morte de trouille !). Mais dès qu'on pose le pied sur le sol, on appercoit la mer, au bout d'une courte galerie, on peut sortir sur une terrasse, être de nouveau étourdit de vent, du bruit des vagues, des cris des oiseaux.
Voilà. Je suis venue ici pour m'asseoir sur ces rochers.

Je vais tout de même continuer à sillonner cette île, jusqu'à demain. Finalement, il faut sûrement plus de quelques semaines pour prendre le temps de l'apprécier..

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22 avril 2012

îles....

... c'est sans ma querida mochila que je repars demain.. une petite valise à roulette ? un sac sur l'épaule ? pas encore choisi le style, mais le billet est dans la poche : je pars à la recherche d'un phare.

Hum, ça peut paraitre étrange, mais ma principale motivation pour arpenter Formentera, ce sont de vagues souvenirs d'un film dans le lequelle l'héroïne parcourt cette île en vélo à la recherche de sa rédemption. Malheureusement, pour la rejoindre, je dois passer par Ibiza.. j'espère ne pas trop m'y attarder et succomber à ses tentations, sinon il me faudra ensuite bien plus d'une semaine de pénitence sur "mon" île déserte !

Après Tenerife (et ses paysages volcaniques d'une autre planète), Cabo Polonio (et l'hotel que je vais acheter sur sa plage nord), j'ai hâte d'approcher ces rivages-là ! ... et surtout, surtout, je suis impatiente d'à nouveau partir seule découvrir des chemins inconnus ! (j'dis pas que c'était pas chouette, les copains, les Canaries, avec vous, hein !)

Rien à voir avec le résultat décevant de ce premier tour, mais on peut aussi parler d'autre chose, non ?

Posté par celineargentine à 17:51 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
12 décembre 2011

Tour de France

Ca y est, de retour... et deja pas mal de km du nord au sud ! J'ai hâte de revoir tout ceux que je n'ai pas encore croisé... et désolée pour le peu de temps que je passe dans chaque maison, mais j'ai la bougeotte (et c'est loin d'être fini, je compte bien profiter de mes dernières semaines de liberté) !! :)
Pour le moment, le seul endroit avec des paysages apaisants, des milliers d'étoiles, c'est dans les Alpes que je l'ai trouvé. Merci encore Claire pour ton accueil ! Escalade, barbotage dans les eaux thermales et super concert de Bregovic... y'a pire.. C'était marrant, tout ces lutins en bonnet à pompons, sautillant dans la neige pour lutter contre les températures polaires ! et le groupe emitouflé (mitaines, écharpes, etc) qui laissait de la vapeur s'échapper de leur bouche quand ils chantaient !
Je file à Lancon puis Barcelona, mais de retour à Marseille au plus tard le 21 : un super truc au squatt du théatre No à ne pas manquer
Association Le No
miércoles, 21 de diciembre de 2011
De la(s) 16:00 a la(s) 19:00
14 rue ferdinand rey, 13006 Marseille, France

 

Misiones : zik  zik 

Uruguay : zik zik

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01 décembre 2011

pris du poid..

Partie avec 14 kg (si je me souviens bien..) au retour, on frole les 22 kg ! (libros, yerba, dulce de leche... y que sé yo ?).. et encore j'esèere pouvoir acheter au duty free quelques bouteilles de fernet et de pisco :)

Donc, je suis à l'aéroport, après une nuit de despedida curieuse : pas d'électricité à l'hôtel, on a veillé á la bougie.. portes-fenêtres qui claquent toute la nuit, pas de petit dej (partie trop tôt : à 9 heures). Je commence à être un peu moins triste de partir car les retrouvailles approchent ! Je sais, je sais, je pourrais toujours repartir plus tard.. mais ce voyage là s'acheve, les prochains ne seront pas comparables.

A tout bientôt !

Posté par celineargentine à 11:59 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
30 novembre 2011

BsAires, derniere (?)

Ces derniers jours sont plein de dernières fois... dernière fois que je dis adieu à des compagnons de route, en quittant Colonia, dernière fois que je rentre en Argentine, dernière fois que je prends un bateau, dernier hotel, derniers coups de fils aux amis laissés ici ou là... Ok, pour ce voyage, mais c'est plein de nostalgie par avance tout ca !
Hier, il faisait une chaleur étouffante, et dans une megalopole, c'est assez intenable ! Et c'est officiel, j'ai changé..  les attraits d'une grande ville me laissent froide. Je vais pourtant faire un dernier tour dans les rues animées, pour les dernières 24 heures que je passe sur ce continent-là, déguster mes dernières facturas, armer une dernière fois ma mochila. Dans moins de 48 heures, j'aurai le plaisir d'être dans un RER... youpi !
Heureusement qu'il y aura la joie de vous retrouver ! Mais j'avoue que je suis presque aussi nerveuse que lorsque je suis partie. Peut-être plus triste, car j'étais sure de vous retrouver très vite.. alors que ce/ceux que je laisse ici...
Bref c'est un curieux mélange d'impatience de "rentrer" (, exactement.. je ne sais pas ! quand on me demande d'où je viens, où j'habite, j'ai de plus en plus de mal à répondre !), de tristesse de refermer ce chapitre et de quitter (pour toujours ?) les amis rencontrés ici. A cela s'ajoute l'absence totale d'envie de reprendre le boulot (curieux, non ?), de retourner vivre dans une ville, de retrouver le froid et l'hiver, de grandes questions existencielles ("qu'est-ce que je vais faire quand je serai grande, et que j'arreterai de jouer à la maitresse ?")
Préparez vos harnais, vos chaussons de bal (pour le côté sain et sportif), vos gosiers pour goûter tous les cockails étonnants qu'on boit par ici (désolée, je ne rapporte pas de vin, c'est trop lourd..)... mais ne m'en voulez pas si je pleurniche un peu parce que l'Argentine me manque !

Un dernier coup d'oeil à mes projets, pour mesurer l'écart avec le realisé >

  • planter des choux (bio) >> pas fait.. mais j'ai coupé du bois, ça compte, non ?
  • me balader sur les glaciers >> ça, c'est fait (même si c'était plutôt en face des glaciers)
  • danser le tango comme une porteña >> raté, c'est la cueca porteña que j'ai appris..
  • grimper sur tous les cailloux que je trouverai >> pas tous, mais quelques uns (El Chalten, las Chiclas, dans les Andes, en Misiones, etc), et même sur une cascade !
  • caresser un pingouin >> aussi incroyable que cela puisse parraître, j'ai soigneusement évité tous les endroits ou les saisons ou j'aurai pu en appercevoir.. le seul que j'ai vu... c'est un pingouin mort, sur une plage de Cabo Polonio..
  • ramener un argentin >> pas trouvé.. il faut que je revienne !
  • parler (vraiment) espagnol >> Yes ! (enfin, chilien et argentin)
  • trouver ce que je compte bien faire là-bas si longtemps >> j'ai bien trouve plein d'idées, mais je suis sure que la liste peut s'allonger !

 Nos vemos..

Posté par celineargentine à 10:52 - Commentaires [6] - Rétroliens [0]


28 novembre 2011

Cabo Polonio

.... encore un endroit magique, difficile à quitter...
Imaginez : depuis la route qui remonte vers le Bresil, une piste de sable permet de se rendre sur cette côte.
Groupées autour du phare, des maisonnettes blanches ou colorées. Sable-sucre glace, dunes à perte de vue. Chemins de sable, de roche ou d'herbe pour rejoindre les cabanes-hotels sur la plage (le mien). Lobos y leones marinos, gabianes (belliqueux..). Aucune voiture ni engin bruyant : il n'y a que le bruit des vagues, et du vent qui souffle sans arrêt. Plus de 4 km de plages désertes de part et d'autre du cap (seulement quelques vaches s'y promènent !).
La nuit : millions d'étoiles et la lumière du phare.
Pourquoi j'ai dû partir ? parce que je n'avais plus de sous :) ! (pas de distributeurs, évidement..) 

Posté par celineargentine à 13:13 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
20 novembre 2011

Montevideo

Aujourd'hui, après un sage petit déj sur le toit terrasse, il y a un truc qui m'a échappé... Tout à commencé quand j'ai rencontré Diego et Denisse à la feria artesanale.. ensuite, je ne sais plus comment j'en suis venue à :
- me retrouver dans un parc face au Rio de la Plata à faire des salutations au soleil,
- nager dans ce même fleuve, au bout d'un quai abandonné, ambiance Malmousquienne,
- danser pendant plus de 2 heures, en transe, en suivant des candombes (groupe de percusionistes)
- discuter assise au milieu de la rue au son des impro de tous ceux qui avaient un instrument sous la main
- etc, etc.
... et encore, j'ai décliné une invitation à déjeuner (des gnocchis chez une grand'mère), et suis rentrée avant minuit à l'hôtel alors que la fête ne semblait que commencer (encore un peu crevée par l'escalade de l'avant-veille, les heures de bus, etc).

La réputation de buena onda des uruguayens n'est pas usurpée ! Tout le monde (de la mamie, au gamin qui joue au foot) sourit, te salue, te propose un mate, tape la discute (même en barbotant). C'est la capitale la plus tranquille que je connaisse ! Les rues sont calmes, les familles assises sur le pas de la porte dans des chaises pliantes (pour boire.. devinez quoi ?). A plus de 2 cuadras du fleuve on croise encore des passants en maillot de bain. Je me demande comment est l'ambiance en semaine... j'vais p'tet rester pour voir !

A propos de mate, c'est plus qu'une religion, j'ai enfin trouvé ma patrie !! A la plage, en attendant le bus, en dansant derriere les percu, en conduisant un 2 roues (!), on a toujours le temps de sortir son termos !

... il ne me reste que 10 jours, le compte à rebourd est insupportable... et si je repoussais encore un p'tit peu mon billet :)

Posté par celineargentine à 15:21 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
19 novembre 2011

Encore de nouvelles aventures !

San Ignacio, un morceau de paradis ! La selva est incroyable...
En 2-3 jours, j'ai fait pas mal de trucs que je pensais hors de ma portée !
Sur un malentendu (je pensais faire une petite balade en foret..), j'ai suivi des furieux... on a ouvert une voie d'environ 100m, en se frayant un chemin dans la selva, au milieu des cactus (et de toutes sortes de bêtes que j'ai préferé feindre de ne pas voir). Tout ça en petites baskets de m.... (achetées à Valpo pour environ 4 euros.. semelle ultra dérapante), avec un pantalon "de ville" et mon débardeur fashion. Casque, et harnais, bien sûr... mais le harnais servait à décorer : je ne me suis vachée qu'une seule fois, et le reste du temps, la corde posée par celui qui passait en tete.. ben elle me servait au mieux de main courante ! A l'occas, c'est en grimpant aux arbres.. ou en s'appuyant sur les troncs des cactus qu'on luttait contre l'effritement du grès.
Mais bon, ce qui m'a motivée, c'est que c'était superbe ! ... et que les 3 bodybuldés qui étaient derrière moi ont souffert (jamais grimpé avant), alors que j'avancais quasi hallucinée devant tant de beauté !
Bref, magnifique, mais après coup, me suis rendue compte que faut être un peu malade pour faire ça ! (sans friends, cablés ni rien... juste un loco qui adore faire des trucs limites, mais assure grave tout de même).

Quoi d'autre ? ah oui, j'ai nagé au mileu du Parana (genre fleuve limoneux guyanais), en oubliant ma phobie des eaux troubles remplies de serpents ou autres bebetes, marché pieds nus dans la foret : en débarquant pour monter jusqu'à un mirador... et suis restée scotchée à observer les oiseaux, grosses bêtes du genre iguanes, etc.

J'ai dormi dans la cabane de Robinson Crusoé, (vue sur le fleuve, nuit étoilée, etc, etc, etc !), croisé un tatou, mangé du poisson fraichement peché, etc.

Ban, ça, c'est pour l'idylique !

Depuis, je galère :)
Je viens d'entrer en Uruguay, me suis fait arnaquée par un chauffeur de taxi argentin qui me promettait de me permettre d'attraper un bus dans la matinée pour arriver tôt à Montevideo (pour la modique somme de .... 220 pesos, soit 5 fois le prix du bus regulier entre Gualeguaychu et Fray Bentos)... mauvais calcul dans le décalage horaire : je zone dans un moche village désert... arrivée prevue ce soir vers 20h (mais ne panique pas, mOman, je prendrai un taxi pour rejoindre l'hôtel que je viens de réserver : http://redhostel.com/index.html).

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a y est ! enfin arrivée, douchée, rassasiée... et ravie par un concert improvisé, sur la terrasse de l'hôtel, par une bande argentine en WE.. bonne nuit !

Posté par celineargentine à 13:01 - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
14 novembre 2011

Lluvia y selva

Je vous épargne les 250 photos des cascades (hum, parce qu'ici aussi il faut pédaler...). Arrivée à San Ignacio sous la pluie (ah, c'est donc pour ça que la forêt est si dense et verdoyante par ici !!) j'ai failli remonter directement dans un bus pour BA ! Finalement, je reste 1 ou 2 nuits : entre les ruines des missions jésuites, la maison d' Horacio Quiroga... et la forêt quasi tropicale, si la pluie s'arrête, ça peut être pas mal.... sinan, je continue vers le sud..
J'ai du mal à réaliser que dans 2 semaines environ, je serai "rentrée".. je m'en rend compte seulement quand, tout d'un coup, je me sens impatiente de vous revoir ! Lilou, Krimoucho, Zelouchette, Amaury ... ont du bien changer ! (les plus grands, moins, j'imagine..)... J'ai hâte de rencontrer Axelle et Suzanne. En même temps, je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout envie de quitter l'Argentine. Il y a tant découvrir, partager, parcourir ! Bolivie, Perou, Ecuator, Colombie, Venezuela.... il me faudra sans doute des années de voyage ! Bref, vous savez ce qu'on risque quand on ne finit pas son mi-temps annualisé ? :)
Naaan, promis, je ne rate pas l'avion.

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09 novembre 2011

Puerto Iguazu !!!

Partie hier (je crois ?) vers 10 h de Tilcara, j'ai d'abord rejoint Chiara à Salta, puis on est arrivées vers 16h à Puerto Iguazu. Dès le changement de bus de 5 h du mat´(à Resistencia), l'odeur de la latérite m'a rappelé la forêt guyannaise...
30 heures de voyage.. pour arriver dans un autre paradis ! plus de 30*c, on n'a pas perdu de temps pour plonger dans la piscine de l'hotel. C'est une chance, ces jours-ci, c'est la pleine lune, s'il ne pleut pas, vendredi, on ira se balader dans le parc de nuit. Demain, je pense qu'on ira faire un tour du coté bresilien (moins spectaculaire que l'Argentin, mais avec une vue d'ensemble des cataractes), avec Bruno, un porteño que j'avais rencontré il y a pfff euh, 6 mois à Mendoza, et qui bosse ici.
Allez, je file cuisiner et deguster une bière fraiche, bises, je vous en dis davantage plus tard.

Posté par celineargentine à 19:20 - Commentaires [6] - Rétroliens [0]